Dans mon article précédent, j’expliquais pourquoi l’approche SAR (solution-action-résultats) est celle que je préfère dans la préparation d’entrevue. Je vais donc utiliser cette même formule pour répondre à la question :
Parlez-moi de Jobzylum?

SITUATION
Situation
Titulaire d’un B.A.A. en économie aux HEC, d’un MBA à Ottawa, j’ai occupé principalement des postes (le dernier en tant que v.-p. Opérations) reliés à la gestion des ressources opérationnelles et humaines.
Ce fut une période stimulante et enrichissante à plusieurs niveaux : défis motivants, voyages fréquents, conditions salariales avantageuses. Mes relations avec collègues, employés et patrons étaient, la plupart du temps, saines, plaisantes et constructives, et j’ai accompli de nombreuses réalisations dont je suis encore très fier aujourd’hui.
La « Boule »
D’un œil externe (du moins celui de ma mère!), j’étais un bel exemple de réussite. De l’intérieur, j’essayais aussi de m’en convaincre, mais je n’y arrivais pas. Sans trop comprendre pourquoi, il y avait toujours cette petite boule dans le haut de mon ventre, pas loin de mon cœur, qui m’agaçait.
Pas facile d’expliquer en mots ce qu’est la boule. On ne la voit pas, on ne l’entend pas… on la ressent.
Dans mon cas, cette boule créait une sensation de malaise, de doute, comme un signal crypté que quelque chose cloche, mais qu’on n’arrive pas à décoder. J’ai longtemps cru, ou plutôt voulu croire, que la boule allait partir, que ce n’était que passager. Mais bien au contraire, plus le temps avançait, plus elle s’installait, s’enracinait, s’incrustait.
Pourtant j’avais tout pour être heureux, aucun souci financier, un beau titre, un poste important… beaucoup de personnes auraient aimé être à ma place.
Mais ceux qui connaissent la boule savent très bien qu’elle n’en a rien à cirer du statut social, de l’admiration des autres, de la marque de voiture. Elle ne se laisse pas non plus endormir par nos tentatives de lui faire accroire que tout va bien. La boule te lance un message et pour qu’elle s’en aille, tu dois l’écouter, la comprendre et surtout agir. Sinon, elle ne va nulle part. Impossible de lui mentir.
Est gossante la boule…mais pas idiote!
ACTION
Action
J’ai donc décidé de m’attaquer à cette boule… voici la suite :
J’ai quitté mon emploi, en bons termes et après avoir assuré une saine transition. Sans trop savoir ce que l’avenir me réserverait.
En réorientation de carrière, nous devenons souvent moins intéressant pour une majorité d’employeurs et de firmes de placement.
Ma recherche d’emploi fut pénible et je me suis senti très seul et démuni.
De là m’est venue l’idée de créer une compagnie qui offrirait un service de soutien et d’accompagnement aux chercheurs d’emploi. J’agirais au même titre qu’un agent d’athlètes ou de comédiens accompagne ses clients.
De plus ce métier allait me permettre de faire une différence dans la vie des gens et d’incorporer l’écriture dans mon quotidien! Wow!
RÉSULTATS
Résultats
Plusieurs mois plus tard, Jobzylum (un mélange du mot job et du mot latin auxilium qui signifie aider), vit le jour! J’en suis vraiment fier.
Être entrepreneur n’est pas de tout repos, mais tellement valorisant, motivant et passionnant. Cela nous permet d’en apprendre sur différents aspects des affaires et de sortir de sa zone de confort à l’occasion.

Mais par-dessus tout, cette expérience m’a fait réaliser une chose extrêmement importante :
Cette boule que j’avais au ventre n’était pas malsaine. En fait c’était tout le contraire. Elle voulait mon bonheur, quitte à ce que je la déteste. Un peu comme le prof ou la coach qui vous pousse en sachant que vous n’apprécierez pas toujours. C’est elle qui nous permet d’être sur notre X!
Je vous souhaite donc à tous de trouver la bonne route!
P.S. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le « X », voici un article très intéressant : https://www.isabellecarriere.ca/blogue/comment-etre-sur-son-x